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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 12:01

generosite.jpgGénérosité : un perfectionnement/Richard Powers - Edition Cherche Midi, 2011

 

Résumé : Thassadit Amzwar s'est réfugiée aux Etats-Unis à cause de la guerre civile algérienne où a péri une partie de sa famille. Elle possède, malgré ce passé douloureux, une joie de vivre tellement communicative qu'elle en devient suspecte. C'est précisemment ce que pense Russell Stone, son professeur d'écriture à l'université, qui trouve cette générosité innée si bizarre qu'il la met en relation avec une psychologue du campus. Quelques temps plus tard, Thomas Kurton, pionnier de la génomique, publie une étude sensationnelle : selon lui, il est possible d'identifier le matériel génétique, responsable de la propension au bonheur, et par conséquent de donner naissance à des êtres programmés pour être heureux...


Extrait : Puis vint le tour de Thassa. Elle lit ses mots comme si elle les découvrait à l'instant. Sa voix fait entrer Alger, sèche, blanche et impitoyable, dans la salle fluorescente. Elle lit et raconte comment, petite fille, elle a interrompu sa partie de ballon sous l'étendoir derrière la maison pour regarder trois hommes en déposer un quatrième dans le coffre d'une voiture. Elle raconte la mort de son père et, c'est presque poétique.

 

Commentaire : Et si le génome du bonheur existait vraiment ? On se laisse prendre au jeu, on se met à rêver au fil des pages ; en le lisant, on se bâtit une vie imaginaire...Dailleurs Powers est le 9ème être humain à avoir eu son génome décodé en entier, ce qui lui inspirera ce roman ! Roman scientifique qui se lit comme un roman. Il m'a beaucoup plu, d'abord par son style, facile, fluide ; et ensuite par la question, essentielle à mon sens, qui, tous un jour ou l'autre, nous a taraudé : c'est quoi le bonheur ? Sujet que les philosophes connaissent bien et qu'ils s'évertuent à résoudre. Après avoir refermé l'ouvrage, on ne peut manquer de se dire : génome ou pas, le bonheur n'est pas donné, il est à construire et cela ne dépend que de nous de savoir l'accueillir.

Posté par Martine

 

monologues du vaginLes monologues du vagin/Eve Ensler - Editions Denoël, 2005

 

Résumé : A partir d'interviews de plus de 200 femmes, Eve Ensler a rassemblé des témoignages sur la part la plus intime de la femme : son vagin. Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, "Les monologues du vagin" ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, dans tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? C'est la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux, impertinent, tendre, subtil, violent parfois parce qu'on y parle de la violence infligée au corps féminin, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et crainetes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. (Traduit dans 45 langues et joué dans le monde entier).

 

Extraits :

"Quatre-vingts à cent millions de petites filles et de jeunes femmes ont subi des mutilations génitales. Bon an mal an, dans les pays où ces pratiques ont cours, quelque deux millions de fillettes doivent s'attendre à ce qu'un couteau, un rasoir ou un morceau de verre leur sectionne le clitoris et que leurs lèvres soient cousues, en partie ou totalement, à l'aide d'un fil et d'une aiguille."

 

"Mon vagin est en colère. Il en a ras le bol. Par exemple, prenez les examens. Qui a inventé les examens ? Il n'y aurait pas une façon plus agréable de les pratiquer ? Pourquoi ces étriers d'acier dignes des nazis, ce bec de canard infâme et glacé qu'on vous rentre dedans ? Cette lumière aveuglante comme si vous étiez sur une scène de music-hall ? Alors bien sûr, il se ferme. Il n'arrive pas à se décontracter. "Décontractez vous madame !" Mon vagin n'est pas fou, il sait bien qu'on va lui enfoncer un bec de canard glacé !. On ne pourrait pas trouver un beau velours rouge bien doux, m'allonger sur une surface de coton duveteux, placer mes pieds sur des étriers de fourrure ? Et chauffer ce bec de canard !  "

 

Commentaire : J'ai vu la pièce, il y a quelques années, accompagnée de mon mari. Peu d'hommes dans la salle mais ceux qui s'y trouvaient ont passé un moment si drôle et à la fois si touchant qu'ils en sont sortis, en tout cas je l'espère, (c'était le cas du mien), plus en osmose et en respect avec ce corps qu'ils connaissent souvent très mal parce que chargé de secrets. Si vous n'avez pas vu cette pièce, il faut courrir pour le faire, elle se joue en continu, partout, avec une fourchette de comédiennes qui se succèdent de saison en saison, représentantes de toutes les femmes et de tous les âges. L'auteur, au fil de ces rencontres, rajoute au texte de nouveaux morceaux de vie, dévoile de nouvelles joies ou douleurs et ouvre, sans cesse, les pistes intimes et infinies qui nous rappellent aux femmes.

Si vous n'avez pas de théâtre près de chez vous, lisez le livre, c'est un bonheur simple à partager entre copines, avec sa mère, sa voisine, son compagnon, son frère... Bref, faites passer...!

 

envie-copie-1.jpgL'envie/Sophie Fontanel - Editions Robert Laffont, 2011

 

Résumé : "Pendant une longue période, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère la part colossale de sensualité qui a accompagné ces années où seuls les rêves ont comblé mes attentes - mais quels rêves. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement ne caresse plus, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve de la tendresse, je voulais faire ce livre".

 

Extraits :

Ma liberté devait être assortie à une disponibilité, sinon elle était un désordre. Je me débattais à plaider ma cause auprès de mes amis et certifiais que j'étais bien. Ils étaient effrondrés. S'il y avait une fête, ils venaient à tour de rôle s'asseoir près de moi, m'exposer ce qu'ils entendaient me faire vivre. A bien y regarder, ils voulaient que je sois comme eux (...) Guillaume, marié à une torturante, me jurait que si on se tenait à carreau, disait amen à tout, on s'en sortait. Maria, qui n'en pouvait plus de ses enfants et qui voulait que j'en fasse. Sabine et William, mornes échangistes, qui devaient absolument rester ensemble pour avoir quelque chose à échanger...

 

En me regardant dans la glace, je n'avais plus que ma personne indéterminée. N'importe quoi se révélait plus solide que mon être : en transparence, je croyais deviner les objets derrière moi. Je réalisais que la vie physique, c'est un autre qui vous la donne.

 

Vous en parler : Le titre m'a donné envie, il m'a fallu deux soirs pour être rassasié de cet appétit d'aller jusqu'au bout. Le ton est drôle, bourré d'anecdotes et de rencontres plus humaines et éclectiques que les autres. Le sujet pourtant paraît bien grave et Sophie Fontanel nous pousse à nous poser ces questions : Comment peut-on vivre sans sexe ? Lorsque ce choix est délibéré, doit-on pour autant se justifier ? Est-on toujours considéré comme misérable, fait-on pitié dans les conversations, doit-on rougir de ne plus avoir envie d'aller vers le plaisir ? Si on part du principe où nous évoluons tous à travers des histoires, des rencontres, des sensations ; alors, un jour, on peut perdre (ou ne jamais avoir trouvé) le goût de soi, comme de l'autre, on s'endort en quelque sorte. A l'abri, mais en veille. Toute inattendue soit-elle, une nouvelle rencontre peut créer l'ivresse du corps, de l'esprit et de l'âme. Amen !

Postés par Cathy

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Coup de coeur

 


l'idée ridicule L'idée ridicule de ne plus jamais te voir/Rosa Montero - Editions Métailié, 2015

 

Chargée d'écrire une préface pour l'extraordinaire journal que Marie Curie a tenu après la mort de son mari, Pierre Curie, Rosa Montero s'est vue prise dans un tourbillon de mots. Au fil de son récit du parcours extraordinaire et largement méconnu de cette femme hors normes, elle construit un livre à mi-chemin entre les souvenirs personnels et la mémoire collective, entre l'analyse de notre époque et l'évocation intime.

Elle nous parle du dépassement de la douleur, du deuil, de la reconstructiond e soi, de la bonne mort et de la belle vie, de la science et de l'ignorance, de la force salvatrice de la littérature...

Vivant, livre, original, ce texte étonnant, plein de souvenirs, d'anecdotes nous plonge dans le plaisir primaire qu'apporte une bonne histoire. Récit sincère et émouvant.